Arnold Rothstein

Publié le : 21/11/2018 09:18:26
Catégories : Gangster, Mafia

Il commence sa carrière adolescent, comme gambler (joueur professionnel, aux dés, cartes et billard), sous l'aile de Monk Eastman, chef de l'un des deux gangs les plus puissants à New York au début du siècle. Puis, à l'âge de 20 ans, avec le soutien de Big Tim Sullivan, un homme politique de Tammany Hall (l'organisation du Parti démocrate à New York), il devient bookmaker (preneur de paris), pour les courses de chevaux, les matchs de baseball, les combats de boxe ou les élections politiques. En 1909, il acquiert sa propre maison de jeu. Il en rachète et en revend régulièrement par la suite, toujours dans un registre très luxueux, en particulier dans la ville thermale de Saratoga (dans l'État de New York), connue pour être largement investie par la pègre. Cette ville finit par être son « domaine », toutes les autorités locales ayant été corrompues par ses soins.

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Après une affaire de corruption (à l'issue de laquelle un officier de la police, Charles Becker, qui se comportait en mafieux, finit sur la chaise électrique en 1915), Sullivan est retrouvé mort sur une voie ferrée. Rothstein trouve un nouvel appui en la personne du boss de Tammany Hall Charles Murphy. Au cours des années 1910, la réputation d'Arnold Rothstein atteint des sommets. Il est devenu l'intermédiaire le plus en vue entre le monde de la politique et des affaires et celui du crime, recevant des commissions pour divers services réciproques. Il est également impliqué dans des opérations de courtage juteuses et illégales, en association avec des politiciens et des avocats. Le journaliste William Kennedy a écrit qu'il « avait enfourné de l'argent dans toutes les bouches jusqu'au cabinet de la présidence ».
Dans le milieu du jeu, son prestige traverse tous les États-Unis, notamment grâce à une technique qu'il perfectionne : il apporte en effet une forte mise pour faire baisser les cotes trop élevées, afin de réduire les chances de jackpots pour les autres joueurs. Redevables, les bookmakers partagent alors les gains avec lui. La légende attribue à Rothstein le trucage de la finale du championnat de baseball en 1919, entre les Cincinnati Reds et les Chicago White Sox (l'équipe favorite dont certains joueurs sont alors achetés pour perdre), mais la justice le blanchit sur cette affaire

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